5h30 am. le touch qui bipe bipe bipe (les hauts et les bas).
Ah non. Pas dejà. Je me rendors question de faire progresser un peu mon rêve. (Alexandre et moi avions adopté un petit caniche mauve et puis à un certain moment on ne le voulait plus et finalement au moment où on allait le jeter à la rue on se rend compte que le chien est un enfant, un vrai, un être humain.(?))
Bipe bipe. Bon debout.
Il fait noir, mais noir noir dans ma chambre. J'adore cette obscurité lorsque vient la nuit. J'ouvre lentement les yeux et à un certain instant, je ne sais plus s'ils sont ouverts ou fermés. Je me demande même si je ne fais pas mes longues siestes les yeux grands ouverts parfois. Probablement pas...? Confuse, j'agite mes bras dans tous les sens afin de voir apparaitre une petite lumière rouge provenant du détecteur de mouvement. Voilà, je me suis retrouvée, je sais qui je suis (j'exagère!!!).
Le matin c'est un tout petit peu franchement dégueulasse cette noirceur la. Je me lève, me cogne (comme toujours) la petite orteille sur le bord du lit, je mets le chandail à lenvers, la brassière chaussée dans mon pied et le désodorisant comme brosse à cheveux. Et finalement, il y a la grosse fenêtre et avec toutes les forces des dieux (comprenant madame céréale) je soulève le truc, tire la branche de l'autre patati et je pousse et voilà! il fait encore gris dehors...
Je fais ma petite urine et les couchi couchi de la chevelure.
Je me dirige vers la cuisine (qui se situe approximativement à 0.78 km de ma chambrre) et je mets la table.
Une fourchette, un couteau, une cuillere, un bol, un plat, une tasse et sa petite assiette, un verre (bis pour papa aussi). Ensuite, je mets le "requeijao" (fromage à la crème mais liquide), le jus de goiaba (ou maracuja ou caju), et le pain, et la marmelade pêche et fruit de la passion, et le nesquik brésillien, et le fromage à papa et le yogourt et enfin les céréales. Tout ca me prend 1.50 minutes.
On mange à sa faim et les oiseaux crient dehors. Ils crient tellement fort et ils chantent si bien. Ils ont chacun leur mélodie et pas que des cui cui, non vraiment ils ont leur propres accords et gammes et certains utilisent même les maracas ou le tambour.
Les autruches nous espionnent de la porte moustiquaire. Leurs énormes cils traversant le moustiquaire et les yeux bleu chimique fixent quelque chose que je ne vois pas. "la chose qui vole".
Je brosse mes dents, fais les quelques fixatifs, prends le sac d'école.
Il est 6h35, il faut partir. Dehors il fait maintenant clair. Les zébus commencent déjà leur période de ruminement. Les chèvres allaitent leurs petits et les cochons se collent. Moi je vais à l'école.
Lorsque j'arive à l'école je suis bien. Le padre est à la porte et il m'accueille comme il accueille tous les autres étudiants. Parfois il me dit "bonjour comment ca va" et parfois il dit "oi. tudo bem!?". Je rentre àçl'intérieure de la cour d'école et c'est beau. C'est tellement beau. Les arbres et les petits bancs et les classes. J'ai une petite marche à faire pour me rendre dans ma classe à moi. Il y a de la musique classique qui joue, cest rassurant. Parfois c'est du ave maria parfois du mozart. C'est parfait.
Camilao (parce qu'il est gros) est toujours sur le balcon en face de la classe pour me dire salut. En classe parfois il me fait un peace bien fragile. Les filles font la bises a chaque camarade de classe tous les matins. Et moi je me régale de chacuns de leurs parfums.
Et les cours commencent. Il est 7h.